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Labour
Tant de bonheur, tant d’allégresse, Tant d’ardeur et tant de promesses ; Tant de futur anticipé, Tant de boutures abandonnées Tant pis, il me faut m’en aller. Je l’ai senti, il est grand temps, Je suis bien las de ce printemps.
J’ai longtemps cru en ce bourgeon, Me suis complu dans son attente ; Lorsqu’est venue la floraison Ce que sa vue fut décevante !
Je me suis dit : « Tu te méprends, Tu es trop plein des illusions Cette grenaille offerte aux vents Des idéaux de la passion ! »
Et mon cœur ainsi muselé Prit des détours pour s’égarer ; Invoqua la foi, le labeur, Flatta les flancs de la droiture, Chargea le bât du déshonneur Sur qui déserte ses cultures.
Et chaque soir, au crépuscule, De lourds nuages s’amassaient Puis ces orages noctambules Dès l’aube claire disparaissaient…
Mais ce matin est différent ! Mon ciel est chargé de départ, Mon cœur tourné vers d’autres champs, Mon chemin semé d’autre part !
Beaucoup de bonheur, beaucoup de joie, Beaucoup de passion et beaucoup de promesses ; Beaucoup d'avenir prévu, Beaucoup de jeunes plantes abandonnées Tant pis, je dois partir. Je l'ai senti, il est temps, Je suis vraiment fatigué de cette saison.
J'ai longtemps cru en ce bourgeon, Je me suis complu dans son attente ; Quand les fleurs se sont ouvertes Sa vue a été décevante !
Je me suis dit : « Tu te trompes, Tu es trop plein d'illusions Ces petites graines offertes aux vents Des idéaux de la passion ! »
Et mon cœur ainsi réprimé A pris des détours pour se perdre ; A invoqué la foi, le travail, A flatté les côtés de la droiture, A chargé le fardeau de la honte Sur celui qui abandonne ses cultures.
Et chaque soir, au coucher du soleil, De lourds nuages s'amassaient Puis ces orages nocturnes Disparaissaient dès l'aube claire…
Mais ce matin est différent ! Mon ciel est chargé de départ, Mon cœur tourné vers d'autres champs, Mon chemin semé ailleurs !